Photos, Une des sorties du Prez, 16 juin 2006


Piedmont

À mon Prez

A moi les grands honneurs

J'ai eu le privilège de faire une sortie, seul avec mon Prez. Quel plaisir que de sillonner les sentiers avec cet homme. Il est gentil. A plusieurs reprises, il m'offre de le dépasser en cédant le passage et m'encourage en me disant, vas-y mon jeune, défoule-toi. Il n'a pas vu mes cheveux gris qui poussent. J'accepte le compliment.

Je l'observe naviguer avec son vélo, à l'aise et je l'entends de temps à autre s'exprimer avec un petit oup-a-laï lorsqu'il franchit un obstacle plus difficile. Je suis à mon poste, et j'attends ses directives, après tout, c'est le prez. Vas-y mon jeune, enlève cette branche et celle-là, qu'il me lance. Tout en m'exécutant, il a le temps d'en agripper 4 ou 5 qu'il prend soin de faire disparaître dans la forêt. C'est tant mieux, elles ne verront jamais la couleur d'un dérailleur.

Nous avançons dans une section moins accueillante. Il saute en bas de sa monture, et m'indique qu'il lui faut sa machette, celle introduite dans son Camelbak. L'arme est tranchante. Aussitôt l'outil dans sa main, j'entends un sifflement suivi d'un léger crac. Je reconnais le son d'une branche qui cède à son élan. Je le suis, tirant nos vélos et émerveillé d'une telle agilité. Telle une seconde nature, il continue de me parler et raconter des histoires.

Nous reprenons notre rythme de croisière, outils bien remisés. Je me permets une petite avance, soudain j'entends un bruit de métal contre roche. Il commet une faute. Pied à terre. Il me rejoint et m'informe qu'il a ramassé quelques branches. Je lui renvoie un petit sourire comme réponse.

Inépuisable. Il m'offre d'étirer notre sortie en complétant une boucle. Pour la faire, nous devons attaquer de face une des pistes du mont Olympia. Il me dirige à distance, à droite au poteau, à gauche à l'intersection, continue, plus haut, lâche pas. Toujours avec le sourire, il me rejoint. Nous repartons pour finalement regagner le stationnement. Il regarde l'heure pour me dire, nous aurions pu continuer. Pas tuable l'animal.

Merci mon prez pour une merveilleuse sortie. Merci encore pour toutes nos sorties rendues agréables par ton travail discret.

Lawrence.

Ce merci est également distribué à tous ceux qui, volontairement, oeuvrent pour rendre nos sentiers plus conviviaux.