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Le Raid
Trans-Gaspésien 2001
Passons
aux choses sérieuses !
Oui,
en 13 heures 13 minutes et quelques poussières, il s'en
passe des choses...
Et
bien, Je vais vous raconté mon histoire....
Enfin ! Par un beau
matin de juillet, je me promenais à travers bois dans la
majestueuse forêt Gaspésienne et par pur hasard je
suis tombé sur une nouvelle espèce de troupeaux,
une meute nouveau genre filant à la file indienne. Ma
curiosité a été piquer au vif ! On
m'avais parlé d'un troupeaux de caribous qui logeaient
dans les Chic-Chocs et d'une minime possibilité de pouvoir
rencontrer et suivre à la trace ce troupeaux une fois l'an.
Ainsi au matin du
14 juillet 2001, la chance était de mon côté.
Enfourchant ma bécane, je pouvais finalement suivre et
observer ce troupeaux.
Du moins, tant bien que mal essayer de les suivre, à distance.
J'ai ainsi pu découvrir
au travers de cet immense territoire Gaspésien une mer
de montagne tel que décrite par les naturalistes du Parc,
une multitude de sentier qui sillonnent ces vallées, ses
ruisseaux et longer la très belle rivière Bonnaventure,
respirer, relaxer, sentir l'odeur de la forêts, m'évader
loin de la ville, de son vacarme, son tapage, son boucan. C'est
ainsi que mon aventure à travers bois et montagne a débuter.
Le troupeaux n'était
pas difficile à suivre. Tout au long du parcourt, le sentier
était parsemer d'excréments. Bouteilles d'eau (plus
ou moins une cinquantaine par jour), chambres à air (plus
ou moins une trentaine par jour), sans oublier ces petits morceaux
de papier, (un peu comme l'histoire du petit poussin, lui permettant
de retrouver son chemin pour ne pas se perde) ... mais la réalité
était tout autre, ces petits bouts de papier que l'on jette
non pas dans ses poches après consommations, mais par dessus
bord. C'est plus
vite de les jeter ! Histoire, de ne pas perdre quelques secondes
sur son résultat finale. Joke ! de 'Rider' ! ? !
? ! Comprend pas vraiment ! Plus, quelques chaînes et même
un siège de vélo (original celui-là), le
cycliste a même passé la ligne d'arriver à
Bonnaventure sans son siège de vélo. Enfin !
Quel
aventure !
Parcourir une distance
de 113 km la première journée sur un total de deux
cent est toute une expérience. Ce qui a été
le plus difficile a été de mettre, c.a.d, de garder
mon c... sur le siège du vélo à partir du
75ième km. La
deuxième journée faire près de quarante,
quarante cinq km avant que je ne puisse asseoir, déposer,
mon c.... sur ce même siège. J'avais pourtant lu
tes conseils mon cher Gilles (Chroniques à Ti-Gilles Morneau) et mis en pratiquent certains de ceux-ci
! Je crois que j'aurais du mettre le tube au complet. pour éviter
cet inconfortable désagréments qui me faisait perdre
ma toute petite concentration et de précieuse minute.
L'hébergement
au sous sol de l'église était confortable nos sacs
de couchage reposant sur des matelas fournis par l'organisation.
Pour le souper, spaghetti, mais malheureusement pas à volonté.
J'en aurais pris deux assiettes tellement j'avais faim. Mais on
n'en avais droit qu'à une seule. Une chance que j'avais
emporter dans mes bagages une petite boite de sardines. Croyez-moi,
je l'ai déguster, je l'ai apprécier !
Les points de ravitaillement
étaient à point, là ou il le fallait. Les
gens étaient courtois. L'organisation était impeccable,
les sentiers, parfait, le degré de température idéale,
juste un peu de pluies après la première très
longue montée et un temps ensoleillé pour le reste
de la fin de semaine. Dans les sentiers on retrouvait des troues
d'eau en très grande quantité, comme je les aimes,
de très belle descente, quoique, une en particulier était
un exercice très périlleuse de descente tout en
vitesse. On retrouvait également d'excellent point d'observation
pour apprécier l'immensité du territoire Gaspésien.
Mon vélo, était en très bonne condition,
mes pneus, idéale pour cette randonnée.
Pour mon entraînement,
j'aurais difficilement pu faire mieux, les heures passées
au bureau ne me le permettant tout simplement pas. Ma plus longue
sortie en vélo était de 03:30:00 au Raid Outback, Subaru de Lachute une semaine avant celui de la Gaspésie,
soit un tout petit 55 km les fesses sur mon vélo.
Les
mouches ! Pas de mouche, moustique ?
Sauf pour la période
d'inscription le vendredi à mon arrivée en fin de
journée au Mont-Albert.. On arrive tout frais de la ville,
on sent bon et les minuscules invisibles brûlots sont là
pour nous accueillir tout gentiment pour nous rappeler qu'ils
sont maître dans ces bois. À
la fois, c'était drôle à voir et pas vraiment.
Dans la file d'attente presque tous se grattaient, un bras, une
jambe, le cou, le visage, un peu partout à la fois. Je
vais me souvenir longtemps de cette inscription, moi, le prévoyant,
qui ai toujours en permanence dans mon Camel Back une petite bouteille
d'huile à mouche. La
période de remise des dossards devrait être revue,
si non ça sert à quoi de s'inscrire deux mois à
l'avance et devoir faire la ligne avec ceux qui ne sont pas inscrit.
L'attente était vraiment pénible, peut-être
à cause des brûlots ! ? ! ? ! Où mon manque
d'huile à mouche. Enfin ! C'est peut-être le seul
point négatif pour ma première longue aventure à
travers bois.
À la fin de
ma première journée, j'ai constaté un temps
de 06:25 de roulement à mon chrono sur un temps total enregistrer
par l'organisation du Raid de 07:08 hr (soit près de 00:43:00
minutes d'arrêt - Quoi ! j'avais faim !). Oui, j'aurais
pu faire mieux, mais pour cette première expérience
du genre, c'était Ok , j'étais vraiment pas pressé
!
Après avoir
terminer la période d'inscription, je suis aller rejoindre,
en course à pied ma petite famille au camping du Gîte
du Mont-Albert, situé à trois km plus au sud du
kiosque d'inscription. Erreur ! Avant le Raid, j'avais fait l'acquisition
de très bon soulier pour la randonné en montagne,
ceux-ci n'était pas cassé et n'aurais pas du être
utilisé pour cette petite course. Ainsi, ces nouveaux amis,
mes nouveaux souliers sont devenus mes nouveaux ennemis. Ils m'ont
causés à chaque talon une ampoule grosse comme un
vingt-cinq sous. Oui
! Tout juste la veille de mon Raid ! ! ! J'ai
malheureusement du vivre avec mes ampoules tout au long de mes
200 kilomètres. Croyez-moi ce n'était pas très
agréable. Et cela m'a considérablement ralentit.
Que voulez-vous ! On apprend de ses erreurs. Vous
croyez que ça aurais changé mon Chrono ? Difficile
à dire, peut-être juste un peu ou pas du tout ! En
tout cas, je ne le saurai que l'an prochain, car je vais y retourner
en 2002 pour vivre à nouveau pareil aventure.
L'arrivée
à Bonnaventure a été un soulagement, j'étais
fatigué, épuisé mais satisfait.
L'accueil des gens massé tout autour de l'arrivée,
les applaudissements, la musique, voir la mer (la Baie des Chaleurs),
apercevoir le visage de mes enfants, ma compagne, d'anciens amis
de Rimouski était plaisant, voir très agréable.
J'étais, tous étaient dans un état de contentement
et cela faisait plaisir à voir. Pour
le souper, après une tel aventure, nous nous sommes retrouvé
ma famille et moi dans un petit restaurant locale dans le Port
de Paspébiac pour y déguster la spécialité
du coin, bières, moules et frites. Quel repas, quel festin
!!! Je dois dire
que pour cette première expérience du genre, j'ai
été gâté à souhaits et en tout
points.
Si je vous le recommande
? C'est Oui ! Vous ne regretterez pas pareille aventure.
Salutation.
Michel Careau
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