CHRONIQUES DES P.D.N.

   

Accessoires, Techniques Entraînement Vécu Santé, Nutrition

SOMMAIRE

VÉCU

.La Présidentielle
.À la recherche du sentier perdu
.Voyage à Vancouver 2002
.Perte de sentiers
.L'ours noir 2
.L'ours noir
.Rafting 2002
.24 heures de Bromont 2001
.Raid Trans-Gaspésien 2001
.Nostalgie du premier vélo
.Récit de Santa Barbara 2001
.Richard Spénard cause avec Gilles Morneau
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Raid Trans-Gaspésien 2001

De Michel Careau

Le Raid Trans-Gaspésien 2001

Passons aux choses sérieuses !

Oui, en 13 heures 13 minutes et quelques poussières, il s'en passe des choses...

Et bien, Je vais vous raconté mon histoire....

Enfin ! Par un beau matin de juillet, je me promenais à travers bois dans la majestueuse forêt Gaspésienne et par pur hasard je suis tombé sur une nouvelle espèce de troupeaux, une meute nouveau genre filant à la file indienne. Ma curiosité a été piquer au vif ! On m'avais parlé d'un troupeaux de caribous qui logeaient dans les Chic-Chocs et d'une minime possibilité de pouvoir rencontrer et suivre à la trace ce troupeaux une fois l'an.

Ainsi au matin du 14 juillet 2001, la chance était de mon côté. Enfourchant ma bécane, je pouvais finalement suivre et observer ce troupeaux.
Du moins, tant bien que mal essayer de les suivre, à distance.

J'ai ainsi pu découvrir au travers de cet immense territoire Gaspésien une mer de montagne tel que décrite par les naturalistes du Parc, une multitude de sentier qui sillonnent ces vallées, ses ruisseaux et longer la très belle rivière Bonnaventure, respirer, relaxer, sentir l'odeur de la forêts, m'évader loin de la ville, de son vacarme, son tapage, son boucan. C'est ainsi que mon aventure à travers bois et montagne a débuter.

Le troupeaux n'était pas difficile à suivre. Tout au long du parcourt, le sentier était parsemer d'excréments. Bouteilles d'eau (plus ou moins une cinquantaine par jour), chambres à air (plus ou moins une trentaine par jour), sans oublier ces petits morceaux de papier, (un peu comme l'histoire du petit poussin, lui permettant de retrouver son chemin pour ne pas se perde) ... mais la réalité était tout autre, ces petits bouts de papier que l'on jette non pas dans ses poches après consommations, mais par dessus bord. C'est plus vite de les jeter ! Histoire, de ne pas perdre quelques secondes sur son résultat finale. Joke ! de 'Rider' ! ? ! ? ! Comprend pas vraiment ! Plus, quelques chaînes et même un siège de vélo (original celui-là), le cycliste a même passé la ligne d'arriver à Bonnaventure sans son siège de vélo. Enfin !

Quel aventure !

Parcourir une distance de 113 km la première journée sur un total de deux cent est toute une expérience. Ce qui a été le plus difficile a été de mettre, c.a.d, de garder mon c... sur le siège du vélo à partir du 75ième km. La deuxième journée faire près de quarante, quarante cinq km avant que je ne puisse asseoir, déposer, mon c.... sur ce même siège. J'avais pourtant lu tes conseils mon cher Gilles (Chroniques à Ti-Gilles Morneau) et mis en pratiquent certains de ceux-ci ! Je crois que j'aurais du mettre le tube au complet. pour éviter cet inconfortable désagréments qui me faisait perdre ma toute petite concentration et de précieuse minute.

L'hébergement au sous sol de l'église était confortable nos sacs de couchage reposant sur des matelas fournis par l'organisation. Pour le souper, spaghetti, mais malheureusement pas à volonté. J'en aurais pris deux assiettes tellement j'avais faim. Mais on n'en avais droit qu'à une seule. Une chance que j'avais emporter dans mes bagages une petite boite de sardines. Croyez-moi, je l'ai déguster, je l'ai apprécier !

Les points de ravitaillement étaient à point, là ou il le fallait. Les gens étaient courtois. L'organisation était impeccable, les sentiers, parfait, le degré de température idéale, juste un peu de pluies après la première très longue montée et un temps ensoleillé pour le reste de la fin de semaine. Dans les sentiers on retrouvait des troues d'eau en très grande quantité, comme je les aimes, de très belle descente, quoique, une en particulier était un exercice très périlleuse de descente tout en vitesse. On retrouvait également d'excellent point d'observation pour apprécier l'immensité du territoire Gaspésien. Mon vélo, était en très bonne condition, mes pneus, idéale pour cette randonnée.

Pour mon entraînement, j'aurais difficilement pu faire mieux, les heures passées au bureau ne me le permettant tout simplement pas. Ma plus longue sortie en vélo était de 03:30:00 au Raid Outback, Subaru de Lachute une semaine avant celui de la Gaspésie, soit un tout petit 55 km les fesses sur mon vélo.

Les mouches ! Pas de mouche, moustique ?

Sauf pour la période d'inscription le vendredi à mon arrivée en fin de journée au Mont-Albert.. On arrive tout frais de la ville, on sent bon et les minuscules invisibles brûlots sont là pour nous accueillir tout gentiment pour nous rappeler qu'ils sont maître dans ces bois. À la fois, c'était drôle à voir et pas vraiment. Dans la file d'attente presque tous se grattaient, un bras, une jambe, le cou, le visage, un peu partout à la fois. Je vais me souvenir longtemps de cette inscription, moi, le prévoyant, qui ai toujours en permanence dans mon Camel Back une petite bouteille d'huile à mouche. La période de remise des dossards devrait être revue, si non ça sert à quoi de s'inscrire deux mois à l'avance et devoir faire la ligne avec ceux qui ne sont pas inscrit. L'attente était vraiment pénible, peut-être à cause des brûlots ! ? ! ? ! Où mon manque d'huile à mouche. Enfin ! C'est peut-être le seul point négatif pour ma première longue aventure à travers bois.

À la fin de ma première journée, j'ai constaté un temps de 06:25 de roulement à mon chrono sur un temps total enregistrer par l'organisation du Raid de 07:08 hr (soit près de 00:43:00 minutes d'arrêt - Quoi ! j'avais faim !). Oui, j'aurais pu faire mieux, mais pour cette première expérience du genre, c'était Ok , j'étais vraiment pas pressé !

Après avoir terminer la période d'inscription, je suis aller rejoindre, en course à pied ma petite famille au camping du Gîte du Mont-Albert, situé à trois km plus au sud du kiosque d'inscription. Erreur ! Avant le Raid, j'avais fait l'acquisition de très bon soulier pour la randonné en montagne, ceux-ci n'était pas cassé et n'aurais pas du être utilisé pour cette petite course. Ainsi, ces nouveaux amis, mes nouveaux souliers sont devenus mes nouveaux ennemis. Ils m'ont causés à chaque talon une ampoule grosse comme un vingt-cinq sous. Oui ! Tout juste la veille de mon Raid ! ! ! J'ai malheureusement du vivre avec mes ampoules tout au long de mes 200 kilomètres. Croyez-moi ce n'était pas très agréable. Et cela m'a considérablement ralentit. Que voulez-vous ! On apprend de ses erreurs. Vous croyez que ça aurais changé mon Chrono ? Difficile à dire, peut-être juste un peu ou pas du tout ! En tout cas, je ne le saurai que l'an prochain, car je vais y retourner en 2002 pour vivre à nouveau pareil aventure.

L'arrivée à Bonnaventure a été un soulagement, j'étais fatigué, épuisé mais satisfait.


L'accueil des gens massé tout autour de l'arrivée, les applaudissements, la musique, voir la mer (la Baie des Chaleurs), apercevoir le visage de mes enfants, ma compagne, d'anciens amis de Rimouski était plaisant, voir très agréable. J'étais, tous étaient dans un état de contentement et cela faisait plaisir à voir.
Pour le souper, après une tel aventure, nous nous sommes retrouvé ma famille et moi dans un petit restaurant locale dans le Port de Paspébiac pour y déguster la spécialité du coin, bières, moules et frites. Quel repas, quel festin !!! Je dois dire que pour cette première expérience du genre, j'ai été gâté à souhaits et en tout points.

Si je vous le recommande ? C'est Oui ! Vous ne regretterez pas pareille aventure.

Salutation.

Michel Careau