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Qu’est-ce qui se passe?
On a dit que notre organisme se doit
de s’adapter à la température ambiante. Mais, il doit aussi répondre
aux besoins relatifs à la chaleur développée par le travail musculaire.
Ce qui fait varier la température de notre corps, ce sont l’activité
métabolique de notre corps et la température ambiante.
La thermorégulation a justement pour
but d’équilibrer ces deux facteurs.
Il y a un point limite où notre corps
contrôle la situation et où son rendement est optimal. L’organisme
se doit de maintenir une température corporelle normale constante
( entre 36,5° C et 37,5 °C). En général, notre corps est plus
chaud que la température ambiante. Dans certains cas, la chaleur
produite lors de ces réactions métaboliques peut servir à maintenir
notre chaleur corporelle, comme par exemple lorsque l’on grelotte
ou peut aussi se dissiper dans l’air.
Mais, lorsque l’air ambiant est plus
chaud que notre corps, c'est le contraire qui se produit. Notre
organisme a tendance à absorber la chaleur.
Au cours d’un effort physique, le travail
musculaire dégage de la chaleur. La température du corps à certains
endroits peut s’élever jusqu’à 42°C. Notre système circulatoire
tentera de répondre à la demande en oxygène des muscles fortement
sollicités et de maintenir une température corporelle constante.
Cette chaleur trop élevée est rejetée
par notre corps pour maintenir la température corporelle à son
niveau initial. Le sang réchauffé dans les muscles irrigue la
peau et se refroidit au contact de l’air. La peau secrète de la
sueur qui évacue la chaleur vers l’extérieur, ce qui provoque
un effet rafraîchissant.
Le corps utilise quatre
(4) moyens pour dissiper la chaleur par la peau:
1° par la convection ( transfert de
la chaleur dans l’air ou dans l’eau);
2° par la conduction ( transfert de
la chaleur du corps vers un objet);
3° par la radiation ( perte de chaleur
sous la forme de rayons infrarouges);
4° enfin, par l’évaporation.
Dans un environnement chaud, la dissipation
de la chaleur par conduction, convection et radiation est très
minime; toute la production de chaleur doit donc être dissipée
par évaporation. Lorsqu’il faut très chaud et humide comme durant
les périodes de canicule, l’évaporation de la chaleur devient
aussi minimale, et c’est à ce moment là que les risques d’hyperthermie
augmentent. Pour atteindre ses objectifs, le système nerveux augmente
la fréquence cardiaque et redistribue le volume sanguin pour privilégier
le niveau de la peau de manière à refroidir le sang.
Par temps chaud, une personne active
peut perdre jusqu’à 2 litres d’eau par heure. Par contre, un problème
apparaît lorsque l’humidité de l’air est élevée ou saturée en
eau: une évaporation d’eau ne peut se faire. C'est alors que les
problèmes plus sérieux peuvent apparaître.
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