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Que
l’on débute ou que l’on soit un sportif expérimenté, il y a quelques
principes de base qui se doivent d’être respectés en tout temps
et ce que l’on pratique le vélo de montagne dans un but de loisir
(juste pour le plaisir de...) ou de compétition ( le goût de se
dépasser à tout prix...).
Il
en va du succès de votre démarche.
Aujourd'hui,
je veux vous entretenir du principe de l’importance de la progression.
On
apprend d’une amie qu’elle veut faire le tour de l’île, d’un autre
qu’il veut faire un raid d’un jour ( Raid Outback) ou de deux
( Raid Hors Sentier/ Raid TransGaspésien) et nous voilà emballé.
Tiens, pourquoi pas , tant qu'à y être, s'inscrire à une épreuve
de la Coupe du Québec de vélo de montagne puisque le flo y participe.
Et souvent, notre premier contact après un tel défi, nous fait
réaliser qu’on a brûler certaines étapes.
Il
ne sert à rien de brûler les étapes. Il ne sert à rien de grimper
les côtes comme certains dans le groupe, de tenir le «pace» comme
les gazelles, d’essayer de franchir tel obstacle, de faire telle
descente. Chaque chose en son temps.
Être
meilleur(e) demande du temps. L’entraînement, c'est un processus
d’adaptation... et cela ne s’opère pas du jour au lendemain. Ça
prendra pour certains moins de temps que d’autres mais chacun
doit y aller à son rythme.
Vous
voulez des résultats à tout prix et le plus rapidement possible?
Alors, il faudra faire appel à un entraîneur qui saura doser votre
progression. Tout est une question de dosage.
Comme
je le disais, on est porté à y aller à fond de train. Souvenez-vous
de vos premières sorties sur la route en début de saison. Du
jour au lendemain, on passe de 20 à 60 kilomètres, au lieu d’y
aller modérément, on tire des braquets de plus en plus fort, etc...
Vous
êtes débutants, c'est modérément que vous devez commencer ! Pourquoi
brûler des étapes? Cela ne peut qu’entraîner des courbatures et
des blessures qui peuvent hypothéquer vos prochaines sorties de
vélo. Votre corps a besoin de se préparer aux efforts que vous
lui imposerez. Dans une chronique sur ce que signifie être à
l’écoute de son corps, je vous soulignais l’importance d’être
attentif à certains signes.
Et
le secret , shutt... ne le gardez que pour vous, c'est qu’il faut
prévoir, entre les sessions d’entraînement (vos sorties de vélo)
des périodes de repos, suffisamment, selon ce que vous ressentez.
Qu’est-ce
qui se passe durant une sortie (une séance d’entraînement)?
L’activité
physique choisie (la sortie de vélo de montagne, par exemple)
provoque dans votre corps d’athlète (Mmm...) des changements physiques.
Ces changements sont directement liés au type d’entraînement que
vous faites. Et ces changements physiques dans un corps qui s’adapte
(c’est ici le cas) s’effectueront lentement.
En
général, le corps répond à l’entraînement en deux phases: la séance
d’entraînement et la récupération.
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Durant la phase de l'entraînement, la fatigue s’installe et entraîne
une réduction de vos capacités: par exemple, vous grimpez une
côte la première fois... facile, « cool»..vous la grimpez pour
la 5ième fois.... moins facile, moins «hot», et on change de braquet,
n’est-ce pas... Ce que l’on grimpait sur le plateau du milieu,
se fait grâce au «granny gear»; quelle belle invention dans mon
cas! Peut-être pour vous aussi, n'est-ce pas?
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Lors de la phase de la récupération, c'est à ce moment que le
corps retrouve ses capacités d’avant. On appelle cela, dans le
jargon des entraîneurs, la compensation. Ce qui est étonnant,
et vous l’avez sûrement expérimenter, c'est que lorsqu’on fait
des entraînements adéquats, on note que le corps peut accomplir
davantage après la récupération qu’avant. Comment s’appelle ce
changement? C'est ce qu’on appelle la surcompensation . On taxe
d'avantage le système qu'on veut améliorer.
Donc,
ce qu’il faut retenir de tout cela:
1°
Pour atteindre un certain niveau de forme physique, il faut trimer
dur.
2°
Il faut aussi, afin de permettre à votre corps de s’adapter, lui
accorder des périodes de repos et de récupération de façon suffisante.
Conclusion:
en
tant que pratiquant d’une activité physique quelconque, vous devez
maintenir un cycle d’exercices toujours suivi d’une période de
récupération.
Si
vous ne faites du vélo de montagne que dans un but de loisir,
la progression sera plus aisée car il y aura moins de facteurs
à considérer.
Mais
sachez que l’amélioration de votre condition physique ne se produira
que lorsque vos séances d’entraînement (sorties, exercices...)
ne se feront que dans une phase de surcompensation.
Qu’est-ce
que cela mange , la surcompensation?
Ce
sera l’objet d’une prochaine chronique.
Conseil
du fouineur :
Donc,
il ne sert à rien de brûler les étapes... Chaque chose en temps
et lieu.... (même chose au plan de la technique) On y va progressivement
et à son rythme. Et surveillez ces trois signes d’une mauvaise
récupération: perte de poids continuellement (se peser régulièrement),
une fréquence cardiaque élevée au repos ( à vérifier juste après
le réveil) et des changements dans le sommeil (Ça ne dépend pas
de votre blonde, par «toutatisss»).
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